Frappé, insulté et embarqué : Maître Dabouz dénonce !

Lors des manifestations du vendredi 13, l’avocat, Maître Dabouz, a été frappé, insulté et embarqué par la police. Il dénonce vigoureusement ces violences dans une interview accordée à notre confrère du journal Liberté.

« En effet, le vendredi 17 mai 2019, j’étais dans la foule qui voulait traverser le grand mur érigé par des engins et des agents de police pour nous empêcher d’accéder au parvis de la Grande-Poste qui est devenu notre “Speakers Corner” du vendredi. Je me suis soudainement retrouvé pris au piège entre un camion de police et un groupe d’agents, et c’est là qu’un policier m’a donné un coup de poing au visage, tandis qu’un autre m’a frappé avec son casque sur la tête. Je me suis évanoui, puis j’ai été évacué derrière la muraille policière et secouru par des bénévoles du Croissant-Rouge.

Une fois remis en forme, et ayant constaté que je me trouvais de l’autre côté de la muraille policière, j’ai donc voulu prendre place dans la tribune de la Grande-Poste le plus normalement du monde. Et c’est là qu’un policier est venu me chercher pour me demander de quitter cette espace. Et lorsque je lui ai dit qu’il n’y avait aucune raison pour m’obliger à quitter les escaliers de la Grande-Poste, il m’a alors violemment saisi par la ceinture du pantalon, en me poussant vers le bas des escaliers. Rejoint tout de suite par d’autres agents en uniforme et en civil, ils m’ont tous malmené, ils m’ont frappé et insulté jusqu’à ce que je sois embarqué dans un fourgon de police, puis emmené au commissariat de Draria.

Sur place, des PV nous ont été dressés une première fois pour contrôle de situation, mais quelques heures plus tard, ils les ont changés en PV d’audition avec accusation de troubles sur la voie publique. Seulement, ces PV-là ont été dressés par des agents qui ont usurpé l’identité d’un officier de Cavaignac, et au sein de ce commissariat d’Alger-Centre, ce qui est complètement faux et ce qui me donne droit au dépôt d’une plainte pour acte arbitraire et attentatoire à ma liberté et à mes droits civiques et pour faux et usage de faux en écriture publique, conformément aux articles 107 et 214 du code pénal. » a indiqué Maître Dabouz à Liberté.