Panel de dialogue : Aziz Derouaz et Kamel Bouchama démissionnent et dénoncent !

Après Kamel Bouchama, ancien ministre, qui a démissionné du « panel » de dialogue refusant de cautionner cette instance, présidée par Karim Younès, qui « s’apprêtait à dialoguer avec les partis de l’alliance (FLN, RND, TAJ, MPA) », voici venu le tour de Aziz Derouaz de claquer la porte du panel, reprochant à ce dernier d’élaborer des projets de texte de loi sans se référer aux membres du conseil consultatif dont il est membre. Il se dit être choqué par ce procédé.

« J’ai été surpris de prendre connaissance du contenu d’un projet de texte de loi élaboré par « l’Instance de dialogue et de concertation » concernant la création d’une commission d’organisation et de contrôle des élections », transmis aux acteurs politiques et de la société civile , sans que les membres du « conseil consultatif » créé par la dite instance, et dont je suis sensé faire partie, n’en prenne connaissance.

Au delà du contenu de ce texte , que je ne partage pas, c’est d’abord le procédé qui me choque, dès lors que la dite commission, selon les informations qui nous ont été données lors de son installation, a été créée à l’effet de mettre l’expérience, la crédibilité et/ou la sagesse de ses membres au service d’une cause politique majeure, et que dès lors, l’absence de concertation rend caduque le rôle et l’existence du dit conseil.

Sans m’étaler sur le contenu de ce texte dont j’attend la publication officielle pour en faire les commentaires qu’il me semble nécessaire de porter à la connaissance de celles et ceux qui peuvent s’intéresser à mon avis, j’informe l’opinion publique que je n’ai plus d’attache, ni directe, ni indirecte avec « l’instance de dialogue et de concertation »
Je ne regrette aucunement les positions que j’ai prises dans le contexte si difficile, voire dangereux que vit notre pays, ni d’avoir accepté d’être présent dans une structure conçue initialement pour être indépendante.

Ma conviction de prendre cette décision n’a d’égale que la détermination que j’ai eu à m’engager dans la défense de la seule voie salutaire pour le pays, à savoir la préparation des conditions indispensables à la bonne tenue d’élections présidentielles honnêtes et transparentes, et non pas « dans les plus brefs délais« .

Que vive l’Algérie, libre, indépendante, unie et démocratique. » a déclaré, sur sa page facebook, l’entraîneur de handball quintuple champion d’Afrique.